Road trip familial: ce que 2000 km m’ont appris

Sep 4, 2025

En août, nous avons parcouru plus de 2000 km d’Abidjan à Cotonou en passant par le Ghana et le Togo. Ce furent trois semaines d’aventures en famille, d’expériences, de découvertes, de moments de qualité, de fous rires, mais aussi de petits imprévus (grippe, diarrhée, maux de ventre: nous y sommes tous les quatre passés, haha). Au-delà de tout cela, j’ai appris d’importantes leçons que j’aimerais partager avec vous ici. En me remémorant cette aventure, j’ai fait le lien entre certaines de ces leçons et des compétences de l’intelligence émotionnelle telles que : l’adaptabilité, la positivité, le travail d’équipe, la conscience de soi.

Planifier pour voyager l’esprit léger

Trois semaines, trois pays visités: il faut un minimum de planification. Pour la plupart, nous avions un planning défini pour les différents itinéraires, les activités, les logements, les galeries d’art, etc. Avoir de la place pour la spontanéité et de la flexibilité, c’est bien, mais dans certains contextes, il vaut mieux être préparé, à mon avis. Parfois, nous avons planifié et réservé notre Airbnb le jour même de notre arrivée. De manière générale, cela a bien fonctionné, mais parfois moins bien.

À Cotonou, par exemple, nous avons dû changer de logement après avoir réservé un peu à la hâte, car nous étions tous les deux fatigués de scroller sur les logements Airbnb et avons pris un logement qui semblait correct. Nous avons vite déchanté en découvrant les lieux à notre arrivée. En fin de compte, planifier ne tue pas la spontanéité, mais prévient bien des tracas. Il vaut vraiment mieux anticiper certaines choses pour éviter les mauvaises surprises. Mais même avec un plan, il faut accepter le fait que l’aventure réserve des surprises.

S’adapter quand les données changent

On embarque dans ce type d’aventure avec un planning bien défini, des points d’étape et des activités prévues à chaque arrêt. Ce que l’on ne met pas souvent dans les plans, ce sont les aléas de la vie qui peuvent surgir. Il faut donc savoir être flexible, changer de cap, adapter le programme en fonction de la situation. Plusieurs fois pendant le voyage, nous avons dû renoncer à certaines activités parce que l’un d’entre nous ne se sentait pas bien. J’ai été heureuse de constater que nous avions tous un esprit d’équipe, surtout pendant ces moments-là. Sans rechigner, sans plainte, nous nous sommes pliés au plan de l’univers. C’est exactement comme cela que fonctionne la vie : parfois nos plans sont déraillés par les événements.

Ce qui compte, ce n’est pas que nos plans déraillent, mais plutôt la façon dont nous choisissons de réagir. Plutôt que de céder à la frustration, nous avons accueilli l’imprévu avec humour et flexibilité. Une belle leçon d’intelligence émotionnelle. Les plans qui changent entraînent des émotions comme la frustration et la tristesse. Il faut valider ces émotions : elles sont totalement normales dans ces circonstances. Choisir d’adopter un esprit positif et adaptatif est déterminant pour la régulation des émotions que nous expérimentons. Et souvent, c’est en équipe que ces imprévus deviennent plus faciles à gérer.

La famille, une vraie équipe

En famille, nous sommes une équipe et ce road trip nous l’a encore démontré. Chacun a joué sa partition pendant ce voyage. Pendant que mon mari, notre routier très aguerri, alerte et concentré à tout moment, nous a conduits à bon port, j’ai joué le rôle du copilote, veillant à suivre l’itinéraire sur Google Maps, et j’ai aussi fait office de DJ. Les enfants, eux aussi, ont joué leur part dans l’animation musicale. Les décisions sur les activités à faire faisaient l’objet de consensus, pour que chacun y trouve son compte.

J’aime planifier les voyages, rechercher les meilleures activités et destinations, mais c’est un exercice fatigant. Il y avait trois pays à couvrir, donc des activités à organiser, des logements à réserver, des restaurants où manger à trouver, etc. Lorsque je me sentais fatiguée par les recherches, je l’exprimais clairement à mon mari, qui prenait le relais à ce moment-là. Cela illustre l’importance d’être à l’écoute de soi, et surtout d’exprimer ce que l’on ressent. Au-delà de tout cela, ce voyage nous a surtout rapprochés à travers toutes ces expériences partagées.

Ces moments de famille qui renforcent les liens

Ces trois semaines ensemble ont été riches en expériences. Même les longues heures de route se sont transformées en moments de complicité : joie et fous rires, histoires partagées, chansons improvisées (les enfants trouvent que je chante faux, lol). J’ai découvert les k-pop demon hunters, et toute leur playlist y est passée. Nous avons aussi vécu des moments forts en émotions avec la visite historique du Cape Coast Castle au Ghana. La richesse artistique et culturelle du pays nous a tous conquis. Les enfants ont découvert la douceur du kéléwélé à Accra (plantains frits épicés). Nous avons passé du temps de qualité avec une amie. Cerise sur le gateau, nous sommes allée à Téma voir ma précieuse famille ghanéenne. À Lomé, nous avons vécu une expérience culinaire unique et exceptionnelle dont nous nous rappellerons tous pendant très longtemps. À l’unanimité, c’était la meilleure expérience culinaire pour nous. Nous avons été touchés par la bonté et la douceur des personnes, leur gentillesse et leur bienveillance.

Au Bénin, nous avons expérimenté la riche culture du pays à travers Ouidah et découvert avec émerveillement une Cotonou vibrante et en pleine transformation. À Cotonou, nous avons logé dans un Airbnb qui nous a fait nous sentir comme à la maison.  Nous avons passé du temps avec la famille élargie : ma belle-sœur et sa famille. Nous avons découvert le village lacustre de Ganvié, lieu incontournable si vous passez par le Bénin. L’art fait également partie intégrante du paysage béninois.

Nous sommes allés dans un village béninois ou nous avons vécu l’hospitalité béninoise, sincère, simple et riche. Dans ce village, nous avons passé un moment riche en échanges, découverte des vertus de la nature et aussi profité de la sagesse de notre charmant hôte. Mais parfois, au milieu de toutes ces belles aventures, il faut accepter de ralentir pour mieux savourer les instants.

Savoir ralentir pour mieux repartir

Quand je suis en vacances, j’ai souvent tendance à vouloir faire toutes les activités de mon planning, visiter tous les lieux prévus. Chacun d’entre nous s’est senti mal au cours du voyage à un moment ou à un autre. J’ai été malade pendant l’étape au Ghana. Une violente grippe m’a terrassée pendant deux jours. Il a fallu reconnaître le besoin d’écouter mon corps et de ralentir.

Nous avons donc fait une pause, simplement pour nous poser, me soigner et nous reposer avant de reprendre l’aventure de plus belle. Parfois, faire une pause nous permet d’avancer autrement. Quand on décide de rester ensemble parce que l’un ne peut pas sortir, mais que les autres choisissent malgré tout de rester aussi, tout le monde conserve un état d’esprit positif. On profite du moment, certains en jouant, d’autres en lisant ou en dormant.

Enfin, ce voyage était un rappel que la vraie richesse n’est pas seulement dans les lieux visités, mais aussi dans la manière dont nous choisissons de vivre chaque étape : avec adaptabilité, flexibilité, empathie  et gratitude.

Et vous, quelles leçons avez-vous apprises de vos voyages ?

 

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2 Commentaires

  1. Maimouna

    Merci de partager avec nous ces precieuses leçons de la vie

    Réponse
    • Latéfa

      Avec plaisir ma chère.

      Réponse

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