Quand j’ai entendu le mot « coaching » utilisé en dehors du domaine du sport, je ne comprenais pas du tout en quoi cela consistait. Ensuite, après avoir visionné quelques vidéos de « coachs », j’ai pensé que le coaching en dehors du sport consistait à donner des conseils ou à motiver les autres, etc. Puis, j’ai réellement découvert le coaching dans le cadre du développement personnel, celui qui peut mener à une transformation profonde. J’ai compris la différence avec le conseil, ou même le mentorat. j’ai découvert une pratique puissante et transformatrice.
Alors que je viens de terminer mon programme de formation au coaching, ou en tout cas cette première étape (il me reste encore tellement à apprendre, et tant de compétences que je souhaite approfondir), j’aimerais partager ici quelques-unes des leçons les plus importantes que j’ai apprises.
Je n’ai pas seulement expérimenté la puissance du coaching personnellement, je l’ai aussi constatée concrètement en travaillant avec mes pairs.
Une relation de coaching repose sur le postulat que le client possède en lui les ressources nécessaires pour résoudre les défis qu’il rencontre, ou lever les barrières mentales qu’il a parfois érigées inconsciemment. Le rôle du coach consiste à l’aider à se (re) découvrir et à briser les barrières mentales qui l’empêchent d’atteindre son plein potentiel. Le coaching n’est ni du mentorat, ni de la thérapie, ou encore du conseil.
C’est un processus de questionnement qui repose sur l’engagement des deux parties. D’une part, le coach s’engage à garder un esprit ouvert, libre de tout jugement, et à accompagner le client dans sa quête de soi. D’autre part, le client s’engage à être ouvert, prêt à faire face à l’inconfort, et à parfois mettre à nu sa vulnérabilité. La transformation que peut permettre le coaching est souvent inconfortable, bouleversante, mais tout aussi libératrice.
Voici quelques-unes des leçons clés que j’ai tirées de ce parcours :
1. Être curieux de ce que dit le client permet d’aller en profondeur dans la conversation
La curiosité en coaching ne consiste pas à vouloir connaître les détails croustillants de l’histoire du client. Il s’agit plutôt d’une curiosité bienveillante, au service du client, pour l’aider à découvrir quelque chose qu’il ne voit pas encore sur lui-même dans la situation actuelle. Cela implique d’écouter attentivement les mots utilisés, les métaphores, le langage corporel, etc. Être curieux en coaching, c’est ouvrir la porte à davantage de clarté et de profondeur.
2. Écouter activement, ce qui est dit et ce qui ne l’est pas, susciter la prise de conscience
Pour faire preuve de curiosité dans une conversation de coaching, le coach doit être pleinement dans l’écoute active. Cela signifie se connecter à ce que dit le client, mais aussi à ce qu’il ne dit pas à travers son langage corporel ou encore les commentaires qui semblent hors sujet. Une conversation de coaching peut passer de « bonne » à « puissante » simplement grâce à cette qualité d’écoute.
3. En tant que coach, il est important de ne pas laisser notre vécu interférer avec le processus
Nous avons tous un passé, des expériences de vie, nos jugements, etc qui peuvent interférer avec le processus de coaching. Il appartient au coach d’en être conscient et lâcher prise sur l’envie de « bien faire » ou de « résoudre le problème du client ». Le but est d’accompagner le client dans son cheminement.
4. Faire du silence un allié pour une session de coaching profonde et évocatrice
Dans une session de coaching, il est essentiel de laisser de l’espace au client pour penser, s’exprimer, réfléchir encore… et s’exprimer à nouveau. Un coach trop pressé de parler risque de briser cet élan intérieur du client. Laissez un vrai temps de réflexion après avoir posé une question. Le silence est aussi utile pour le coach : il permet de formuler une question de qualité. Bon, on est d’accord que le silence est utile lors d’une séance, mais pas au point de créer un malaise ou de faire perdre le fil au client.
5. Les questions ouvertes enrichissent beaucoup plus la conversation que les questions fermées
En coaching, on apprend l’importance d’utiliser des questions ouvertes, qui permettent au client de réfléchir en profondeur, contrairement aux questions fermées qui appellent généralement un simple « oui » ou « non » comme réponse. Ainsi, les questions qui commencent par qu’est ce que (what) sont généralement préférables aux pourquoi (why), même si ces dernières ne sont pas interdites, mais à n’utiliser que très peu.
6. Le coaching de transformation est centré sur la personne, pas sur l’histoire racontée
En tant qu’humains, il est facile de se laisser emporter par l’histoire racontée par le client. Pourtant, le cœur du coaching n’est pas dans les détails de cette histoire. Il est dans ce que vit le client, ses ressentis, ses croyances, ses pensées, sa perception de la situation, etc. Trop s’attarder sur les détails peut distraire et faire perdre le fil essentiel de la conversation.
7. La concentration vous garde ancré et connecté
Nous sommes constamment entourés de distractions : visuelles, sensorielles, émotionnelles… Il est donc primordial de s’y préparer avant chaque session. Prendre quelques instants pour se recentrer, respirer, et incarner la posture de coach. Créer un environnement propice, calme et serein, est essentiel pour offrir une présence de qualité.
8. Créer un espace de sécurité est la clé d’une relation de coaching positive
Cela passe par l’empathie, la reformulation, l’utilisation des mots du client, le non-jugement. Lorsqu’un coach réussit à faire en sorte que le client se sente en sécurité, ce dernier peut alors se montrer vulnérable, et une véritable relation de confiance peut émerger.
9. Tout le monde n’est pas coachable, il est important de pouvoir le reconnaître
En effet, tous les clients qui viennent en coaching ne sont pas forcément prêts pour un processus de transformation. Est-ce un manque d’engagement ? Ou bien est-ce que cette personne aurait besoin d’un autre type d’accompagnement, comme la thérapie ? Il est essentiel pour un coach de savoir discerner cela. Parfois, un client doit être redirigé vers un autre type de professionnel plus adapté.
10. Pratiquer, encore et encore, pour tendre vers l’excellence
Obtenir sa certification et terminer sa formation ne marquent pas la fin du chemin. C’est à peine le début. Il y a tant à apprendre, sur soi et sur l’accompagnement des autres. Continuer à pratiquer, à apprendre, à évoluer, c’est aussi honorer les personnes qui nous feront confiance en tant que coach. Cela faisait quelques semaines que je n’avais pas coaché, entre voyages et obligations professionnelles et personnelles.
Lors d’une récente session avec un pair, j’ai reçu des retours précieux. J’ai réalisé une fois de plus que pour conserver et améliorer les compétences acquises, il faut pratiquer régulièrement. Même en pro bono, même entre pairs. C’est comme l’entraînement physique : on gagne en force par la constance. Les pauses auront tendance à ralentir le processus. J’ai accueilli ces retours, que j’ai trouvés justes, et je me suis promis de les travailler dans mes prochaines sessions.
Bon, voila quelques leçons que je retiens de mon parcours de coach à date. Bien sûr, cette liste n’est pas exhaustive. Il y a tant d’autres enseignements à tirer. Je serais curieuse de savoir ce que d’autres coachs — ou futurs coachs — ont appris de leur propre parcours ou de leur pratique de coaching.
À bientôt,




0 commentaires